lundi 19 décembre 2022

COMBIEN DE NOUVEAUX SPORTS POTENTIELS ?

Le Sport.


Le Sport nous mène vers de nouveaux sommets, 

… de nouveaux territoires, 

… de nouvelles limites, 

… de nouvelles rencontres,

… de nouvelles aventures

et de nouvelles missions.


Vers l’inconnu, l’imprévu et l’inattendu... 

Vers de nouvelles Passions, de nouveaux #Rêves, et des #Endroits où ne nous sommes encore jamais allés...


Où le le sport nous mènera-t-il ?


Le sport n'a pas de Limite !


La promesse est belle, bien sûr mais ce n'est pas (plus ?) la promesse du sport.


C'est celle du jeu.


On a juste remplacé jeu par sport dans le texte de cette promotion pour PlayStation (voir ) et ça marche plutôt bien, mais malheureusement ça ne recouvre que très (trop ?) partiellement la réalité.


Citant l'« Évaluation du moral des dirigeants du COSMOS 2022 »,  Patrick Bayeux indiquait : "...les adhérents, [...] sont perçus par les #dirigeants comme non engagés pour 80 % d’entre eux et consommateurs de loisir sportif pour 72 % d’entre eux...".


À qui la faute, aux adhérents ou à ce qu'on leur propose ?


On consomme ce qui est consommable... 


Vivre une expérience c'est autre chose, cela crée de l'engagement, de la passion, cela active des imaginaires bien plus riches...


Il suffit pour s'en persuader de regarder l'évolution actuelle de l'archerie, c'est encore un peu timide en France, mais ailleurs... 


Hunger Games et Katniss Everdeen ont précipité des milliers des gamines dans les clubs de tir à l'arc outre-atlantique.


Pour faire du tir à l'arc ? 


Du tir à l'arc olympique ? 


Non, l'expérience recherchée est autre, parce qu'il y avait là dans les #imaginaires du film : 

… de nouveaux territoires, 

… de nouvelles limites, 

… de nouvelles rencontres,

… de nouvelles aventures

Vers l’inconnu, l’imprévu et l’inattendu... 


Vers de nouvelles passions, de nouveaux rêves, et des #endroits où ne nous sommes encore jamais allés...


Intéressez-vous aux imaginaires liés aux arcs à billes, ces arcs à poulie tout à fait étonnants qu'on croirait sortis d'un film de science-fiction... 


Pensez également aux scènes du clip de PlayStation, combien de sports y sont-ils présents ?


Combien de nouveaux sports potentiels peut-on imaginer ?


Le sport à tous les atouts nécessaires pour élargir ses imaginaires et engager des publics variés qui ne seront pas de simples consommateurs, il faut juste s'y mettre !


Le sport est affaire d'expérience pas de consommation.


Et si on s'intéressait plus à la fiction pour penser les sports de demain ? .


On en reparlera beaucoup plus longuement, .


mardi 13 décembre 2022

PROSPECTIVE SPORTIVE : DE NOUVEAUX OUTILS POUR PENSER DEMAIN

En juin 2020, nous avons créé le Prospective Sport Lab ®.

La vocation de cette structure est de conduire des missions de prospective et de conseils stratégiques, mais aussi de développer de nouveaux formats d'échanges sur la prospective sportive.
- C'est à partir des réflexions engagées dans le cadre du Prospective Sport Lab ®, que nous avons lancé :


- Et c'est avec la même volonté d'ouvrir nos horizons et de voir comment nos idées peuvent s'appliquer concrètement, que nous lançons :


- Et c'est enfin pour mieux comprendre les mutations en cours et à venir, et mieux accompagner nos clients, que nous lançons
Et donc aujourd'hui, l'offre du Prospective Sport Lab ® se décline autour de quatre grands modes de réflexions :

- les Rencontres - les RPS ® et les R/S/E/S ®,

- l'Observatoire des Nouveaux Imaginaires Sportifs ®,

- les activités de conseils.

Si vous voulez en savoir plus, n'hésitez pas à nous contacter 

lundi 12 décembre 2022

ET SI LE SPORT ARRÊTAIT DE VOULOIR CLASSER ET HIÉRARCHISER ?

« Changer ses désirs [plutôt] que l’ordre du monde. » nous dit Descartes dans la 3e maxime de la morale provisoire du "Discours de la méthode".


C'est probablement l'enjeu mais également le défi auxquels nous devons faire face, y compris dans le sport et ce, jusque dans nos pratiques sportives les plus anodines et quotidiennes.


Pas facile alors quand on s'est choisi comme désir quasi unique et érigé en modèle quasi exclusif : la compétition, la victoire, le champion (dont on croit naïvement qu'en le nommant guerrier, il n'en sera que plus héros), le dépassement de soi et surtout des autres. 


Ce désir de victoires, d'excellences relatives, de vaincre est, et depuis longtemps, ancré dans nos imaginaires, nos certitudes mais ce désir est-il en phase avec "l'ordre du monde" ? 


Ce désir nous offre-t-il des moyens de répondre aux grandes crises du moment : crise des ressources, crises environnementales, disparition du vivant ?


Pour assouvir ce désir, le sport s'est doté d'outils, il n'a en cela pas été très original emboitant le pas de l'éducation, de la religion, de l'État.


Michel Foucault en son temps l'avait analysé avec beaucoup d'acuité : évaluer (on dit profiler désormais dans le sport) et quantifier pour connaitre (la connaissance est toujours un alibi très pratique du contrôle), rationaliser pour classifier (et donc classer), classifier pour normaliser et in fine former. 


On l’a souvent dit, le sport est affaire de domestication, donc de contrôle : contrôle des corps, du temps, des espaces, des interactions. "Surveiller et Punir" nous dit Foucault.


Alors on substitue quoi à ce modèle qui nous éloigne de l'ordre du monde, qui a montré toutes ces limites et nous a conduit dans l'impasse civilisationnelle dans laquelle nous sommes, si on veut continuer à promouvoir le sport, les activités physiques ou sportives et leur pratique par le plus grand nombre ? 


On invente quel nouveau "Grand Récit" ?


Peut-être pourrait-on avantageusement retrouver les vertus du jeu, cette activité gratuite et inconséquente, disponible immédiatement quelque soit l'endroit où l'on se trouve, cette activité imparfaite et sans normes figées (voir "Et si Spotify devenait un modèle pour le monde du sport ?" ), un hédonisme léger qui permettrait de faire société sans chercher à classer ou hiérarchiser, qui repousse loin de nous les oligarchies arrogantes pour prôner la seule valeur qui permet au vivant de perdurer et de survivre en harmonie avec son environnement : la solidarité.


Pour prolonger sur cette question, voir les réflexions de Michel Onfray.

vendredi 9 décembre 2022

ET SI SPOTIFY DEVENAIT UN MODÈLE POUR LE MONDE DU SPORT ?

Le monde du sport devrait regarder la série "The Playlist" de Netflix, série qui raconte la création du service de streaming de musique Spotify.


D'abord parce que c'est une excellente série, avec des astuces de mise en scène et une narration épatantes.


Ensuite parce qu'elle nous donne à voir des changements dans notre monde qui sont à l'oeuvre depuis une vingtaine d'années, et qui viennent percuter le sport, son organisation et nos imaginaires de manière critique


Donc ce n'est peut-être pas idiot que d'essayer de comprendre ce qui est en jeu ici.


Il y a d'abord ce rapport au "Tout"


Si Spotify ne réussit pas à donner accès à toute la musique existante, alors Spotify n'a pas de valeur. 


Cela n'est pas anodin, jusqu'à présent, le numérique seul a permis ce nouveau rapport au "Tout" et ce "Tout" est désormais une mesure de base que nous avons intégrée : nous avons accès à toute la musique, tous les films, tous les livres, tous les spectacles (y compris sportifs), tout le monde, et nous nous y sommes habitués. 

C'est devenu une norme, une norme banale qui parce que nous en faisons l'expérience quotidiennement devient référence, la Référence, celle en deçà de laquelle la frustration se substitue à la satisfaction.


Ensuite ce "Tout" doit être tout de suite, dans l'immédiateté


La série le montre bien, cette immédiateté du "Tout" qui crée l'expérience ultime, la satisfaction, la plénitude, le bonheur du consommateur de musique, est une impérieuse nécessité, une obsession des informaticiens. 


Il ne peut y avoir de délai dans la satisfaction de celle ou celui qui souhaite écouter un morceau de musique sur Spotify, c'est la condition sine qua non d'une expérience réussie. 


Là encore cette immédiateté est devenue une norme de la satisfaction de nos désirs, pour de nombreux sujets désormais il nous paraît incongru d'avoir à attendre, tout tout de suite, là où je suis est l'acmé de l'expérience utilisateur dans bien des domaines.


Le "Tout" tout de suite est donc l'objectif, au prix s'il le faut d'une légère altération (ici du morceau de musique), l'expérience est la clé, si celle ou celui qui écoute de la musique peut écouter toute la musique qu'elle ou il souhaite, instantanément, sa satisfaction sera garantie quand bien même, la vitesse de streaming aura légèrement altéré la qualité de la musique.


Et le sport alors ?


Est-il aujourd'hui en mesure de délivrer une expérience totale ? 


Peut-il s'organiser pour être disponible tout de suite ? Là où l'on est ? 


Est-il capable de s'altérer un peu pour permettre une expérience plus immédiate ? Plus riche ? Plus satisfaisante ?


Autrement dit : Est-il capable d'offrir avec le même "abonnement" un accès à tous les sports ? 


A-t-il réellement besoin par exemple de lieux normés, de règles, de standards pour proposer une expérience satisfaisante ? 


Peut-il se rendre accessible partout ? 


Peut-il se proposer à nous dans une expérience débarrassée des frictions du vieux monde ?

mardi 29 novembre 2022

ET SI ON SE DEMANDAIT À QUOI DEVRAIT SERVIR UN ÉQUIPEMENT SPORTIF DEMAIN ?

Le Salon des Maires et des Collectivités Locales s'est tenu avec beaucoup de succès cette semaine. 


On y a parlé sport et  activités physiques à de nombreuses reprises avec en toile de fond le plan 5000 Equipements piloté par l'Agence nationale du Sport et bien sûr la dynamique Terre de Jeux 2024 orchestrée elle, par Paris 2024 - Comité d'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024.


Au sortir de ce Salon des Maires et des Collectivités Locales plusieurs déclarations des représentants de l'ANDES (Association Nationale des Élus en charge du Sport) ont attiré notre attention. 


Celle de Vincent SAULNIER signalée par Patrick Bayeux, , et celle de Patrick Appéré via un document très intéressant : "le guide des initiatives locales Terre de Jeux 2024"


Que nous dit-on ici ? 


En substance et de façon un peu réductrice on en convient, que l'objectif de construire, rénover, créer de nouveaux équipements de pratique sportive est un objectif que les collectivités territoriales souhaitent assumer (et on peut s'en réjouir) mais que le soutien financier de l'État ne serait pas à la hauteur des ambitions affichées et ce, dans un contexte de nécessaire sobriété énergétique et d'objectifs de développement durable (que l'on espère ambitieux également)...


Quelques éléments de réflexion sur ces nouvelles installations sportives et l'économie générale de leur conception :


- Quelle amplitude horaire permettra la nouvelle installation sportive ? Pourra-t-on l'utiliser aux heures plus fraiches en temps de canicule ?


- Comment l'installation sportive peut-elle devenir un lieu de rencontre local attractif pour une population au-delà des "sportifs" ? 


- Comment peut-elle faciliter les rencontres entre des groupes d'usagers et des activités organisées ?


- Comment peut-elle faciliter les rencontres entre des groupes d'usagers et des activités auto-organisées ?


- Comment peut-elle devenir un point de départ d'activités "outdoor" ? 


- Quelles activités pourraient avoir lieu à l'extérieur ? 

...


Peut-être convient-il également de penser à la manière dont on pourrait réfléchir ces nouvelles installations..


Il existe de nombreux bâtiments à la qualité de construction élevée qui sont détruits chaque année. Ces bâtiments en leur temps ont représenté un "investissement en CO2" très important, pourquoi ne pas en changer la destination plutôt que les détruire ? 


Un apport limité en matériaux, donc en consommation de CO 2 et le bâtiment peut avoir une nouvelle vie avec des fonctions et des utilisateurs complètement nouveaux, dont les pratiques sportives ce, à des coûts maitrisés et donc avec moins besoin de subventions de l'État.


Des exemples existent voir là.


C'est probablement aussi un moyen de prendre en compte la question de la santé mentale tout aussi importante que la santé physique de chacun d'entre nous. 


On en reparle très vite.

vendredi 18 novembre 2022