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lundi 27 avril 2026

DU BILAN À LA BASCULE

Six ans après sa création, le Prospective Sport Lab ® change de cap. 


Quinze Rencontres pour interroger un sport en mutation


Depuis la première édition en juin 2021 sur le futur des Jeux olympiques, les Rencontres de la Prospective Sportive ® et les Rencontres Sport / Équipement / Stratégie ® ont déroulé un fil rouge cohérent : sortir des cadres habituels du débat sportif pour interroger ce qui change vraiment. 


La transgression comme avenir du sport, le rôle des religions dans la fabrique des grands récits, la redéfinition de la performance, la place des clubs dans une société d’individus, l’économie du muscle, l’avenir des piscines, la question des liens entre guerre et sport : autant de portes d’entrée volontairement décalées pour observer comment les pratiques, les imaginaires et les modèles économiques se recomposent. 


Au fil des éditions s’est imposée une intuition : le sport n’est pas un secteur isolé, mais un laboratoire de la société qui vient.


Une double bascule, de format et de fond


L’organisation des Rencontres sous le format des matinées parisiennes s’arrête, au profit de formes plus variées et plus créatives. 


Mais le changement n’est pas que logistique : il s’accompagne d’une réorientation conceptuelle.


- Premier constat : le sport, comme pratique, n’a jamais été aussi vivant - il n’est pas en crise.


- Second constat : le monde, lui, est saturé de crises (climatique, géopolitique, du sens, de la représentation).


Plutôt que d’ignorer cette tension ou d’y plaquer un faux discours de déclin, le Prospective Sport Lab ® propose une troisième voie : considérer le sport comme révélateur de nos impuissances et comme laboratoire d’adaptation. 


Autrement dit, passer de la crise du sport (faux problème) à la sportivisation des réponses à la crise (vrai sujet).


Penser le sport comme révélateur et comme laboratoire


La formule retenue pour le cycle qui s’ouvre tient en une phrase : penser le sport par la crise pour que le sport nous apprenne à vivre avec l’incertitude. 


Penser le sport à la fois comme révélateur (analyse) et comme laboratoire (action). 


Les crises deviennent un logiciel commun capable d’articuler prospective sportive et prospective sociétale, en lien avec l’urbain, la santé, l’éducation, la transition écologique. 


Quinze Rencontres ont posé les jalons d’une lecture décalée du sport et de ses imaginaires. 


Le cycle qui s’ouvre propose d’en faire une méthode - et de la déployer sous des formes nouvelles, dans des lieux et des formats qui restent à dessiner.


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Et si les crises aidaient à penser le sport de façon plus stratégique et prospective ?

Le sport comme nouvelle boussole pour penser l’incertitude 

« Confondre la crise du club avec la crise du sport est un problème 

mardi 7 octobre 2025

LE PROGRAMME DE "C'EST QUOI UNE MARQUE DE SPORT DEMAIN" ?

Nous vivons aujourd’hui dans un véritable maelström de références et de codes qui brouille totalement les traditionnelles grilles d’analyse du sport et donc de ce qu'est et surtout ce que sera une marque de sport demain.

C'est pour mieux comprendre et décrypter ces phénomènes, que le Prospective Sport Lab ® organise ses cinquièmes Rencontres Sport / Equipement / Stratégie ® le vendredi 28 novembre autour de la question "C'est quoi demain, une marque de sport ?"

Ces cinquièmes Rencontres Sport / Equipement / Stratégie ® se dérouleront de 8h30 à 13h au Petit Bain.

Pour vous inscrire, il suffit d'envoyer un mail à francois.bellanger@gmail.com en disant "Je viens" ou "Nous venons" avec tous vos noms si vous êtes plusieurs.

mercredi 27 août 2025

ET SI ON TENTAIT UNE PREMIÈRE SYNTHÈSE ?

Longtemps perçues comme de simples fabricants d’équipements, les marques de sport se sont imposées comme des acteurs politiques, culturels et identitaires. 


Mais leurs récits, souvent recyclés, paraissent aujourd’hui appauvris. 


Entre grands récits globaux en perte de vitesse et micro-communautés en quête de sens, entre icônes établies comme Nike et incursions inattendues comme Michelob, une question persiste : que reste-t-il vraiment d’une marque de sport ?


1. Pauvreté des imaginaires : « Et si les imaginaires des marques de sport étaient - en fait - d'une grande pauvreté ? »

- Comment expliquer que des marques globales, disposant de moyens colossaux, produisent finalement des imaginaires répétitifs et stéréotypés ? 

- Est-ce un manque de créativité, une contrainte liée au marché mondial, ou une stratégie délibérée d’uniformisation ? 

- Le sport est-il condamné à recycler toujours les mêmes récits (performance, dépassement de soi, corps parfait) ?

2. Redéfinir le besoin et l’existence des marques : « Aujourd'hui, quelle marque de sport a réellement besoin d'exister ? »

- Quelles marques créeraient un vrai manque si elles disparaissaient demain ? 

- La multiplication des labels et logos n’a-t-elle pas vidé le concept même de “marque” de son sens ? 

- Si 89 % des marques pourraient disparaître sans affecter les consommateurs, à quoi sert vraiment une marque de sport ?

3. Marque, sport et identité culturelle : « Ça vend quoi demain une marque de sport ? » 

- Dans un contexte où les produits sont interchangeables, qu’achète-t-on vraiment lorsqu’on consomme une marque ? 

- Le rôle de la marque est-il de vendre des chaussures, ou de vendre une appartenance culturelle, voire un style de vie ? 

- Le sport reste-t-il central, ou devient-il un simple support narratif pour toucher d’autres dimensions de la société ?

4. La marque comme acteur politique :  « Et si on faisait un mapping politique des marques de sport ? »

- Une marque peut-elle être considérée comme un acteur politique à part entière ? 

- Jusqu’où peut-elle influencer les comportements individuels et collectifs ? 

- Le sport est-il un simple prétexte pour diffuser des valeurs ou une véritable plateforme de mobilisation ?

5. Pluralité des récits versus grand récit : « Et si c'était les petites communautés qui faisaient bouger les choses ? »

- Dans un monde fragmenté, les “grands récits” universels sont-ils encore crédibles pour les marques ? 

- Les communautés locales et de niche ne sont-elles pas devenues les véritables moteurs du sens et de l’engagement ? 

- Les marques de sport peuvent-elles passer du statut de “storytellers globaux” à celui de “facilitateurs de micro-récits” ?

6. Inclusion de marques inhabituelles : « Et si Michelob était au même titre que Nike, une marque de sport ? »

- Ne risque-t-on pas une dilution du sens du sport si n’importe quelle marque peut s’en emparer pour en faire son territoire ? 

- Qu’est-ce qui définit vraiment une “marque de sport” : le produit vendu ou l’imaginaire qu’elle véhicule ? 

- Une marque de bière peut-elle légitimement prétendre participer au champ du sport si elle s’adosse à des récits sportifs ?


On reviendra plus logement sur toutes ces questions - et beaucoup d'autres - lors des cinquièmes Rencontres Sport / Equipement / Stratégie ® qui se dérouleront le 28 novembre 2025, de 8h30 à 13h au Petit Bain, autour de la question 'C’est quoi demain, une marque de sport ?" 


Infos pratiques et inscription, là.

lundi 21 juillet 2025

ET SI LA QUESTION DU CORPS NE TARAUDAIT PAS ASSEZ LES MARQUES DE SPORT ?

Le sport moderne, analysé à travers le triptyque aristotélicien : 

    - mimèsis (imitation),

    - catharsis (cohésion émotionnelle) 

    - praxis (expérience vécue), 

révèle une mutation sociétale fondamentale.


Originellement appliqué à la tragédie collective, ce triptyque s'est recentré sur l'individu-performeur, faisant du corps un territoire d'expression et de réussite personnelle dans un monde où les grands récits collectifs se sont effacés.


Dans ce contexte, le « culte de la performance » décrit par Alain Ehrenberg érige l'athlète en modèle social. 


Le corps devient un "capital-projet" à optimiser, comme l'a montré Georges Vigarello, symbolisant la réussite par l'initiative individuelle.


Cette quête de sens se matérialise dans un corps sain et entraîné.


Cette reconfiguration transforme chaque concept du triptyque :


- La mimèsis glisse de l'imitation d'actions universelles à celle des styles de vie idéalisés des athlètes-influenceurs sur les réseaux sociaux, générant comparaison sociale et anxiété psychologique.


- La catharsis devient une libération émotionnelle de masse, globalisée et commercialisée, exploitée par l'industrie du sport et la politique, tout en offrant de rares moments de communion collective.


- La praxis se métamorphose en performance quantifiée ("Quantified Self"). Les technologies de suivi optimisent le geste mais risquent d'aliéner le sujet de son intuition corporelle en le transformant en un "double numérique".


Le sport contemporain est donc paradoxal : il est un puissant outil d'émancipation et de lien social, créant des communautés (comme le CrossFit ou l’HYROX) qui allient individualisme et esprit de tribu. 


Simultanément, il est un vecteur de nouvelles normes de performance et de contrôle biopolitique, reflétant les tensions du sujet moderne.


Le corps sportif, territoire d'expression de toutes ces tensions, demeure sans doute le sismographe le plus sensible et le plus fidèle des métamorphoses de l'individu dans la société contemporaine.


D'où cette question : "Pourquoi diable les marques qui nous habillent, accessoirisent ou équipent nos corps, singulièrement les marques de sport, ne s'intéressent-elles que si peu ou si mal au Corps ?"


On y reviendra lors des prochaines Rencontres Sport/Équipement/Stratégie ® organisées le vendredi 28 novembre prochain autour de la question « C’est quoi une marque de sport demain ? »

vendredi 23 mai 2025

C'EST QUOI DEMAIN, UNE MARQUE DE SPORT ?

Le sport a mangé le monde.

Le sport est devenu un mode de vie.

Sa définition, ses pratiques et ses vocations sont en mutations permanentes.

Dans ces conditions, c'est quoi une marque de sport si tout est devenu sport ?

Ça fait longtemps que Nike et Adidas ne sont plus seulement des marques de sport et sont devenues des marques de modes à part entière.

Parallèlement, des marques très éloignées du sport, tentent de s'emparer du sport pour se fabriquer une nouvelle identité.

Nous vivons aujourd’hui dans un maelström de références et de codes qui brouille totalement les traditionnelles grilles d’analyse du sport et donc de ce qu'est et sera une marque de sport demain.

C'est pour mieux comprendre et décrypter ces phénomènes, que le Prospective Sport Lab ® organise ses cinquièmes Rencontres Sport / Equipement / Stratégie ® le jeudi 2 octobre autour de la question "C'est quoi demain, une marque de sport ?"

On vous en dit beaucoup plus très vite.

Ces cinquièmes Rencontres Sport / Equipement / Stratégie ® se dérouleront le jeudi 2 octobre 2025, de 8h30 à 13h au Petit Bain.

mercredi 22 janvier 2025

ET SI ON ESSAYAIT DE MIEUX COMPRENDRE LES NOUVELLES FABRIQUES DU MUSCLE ?

StreetWorkout, Callisthénie, CrossFit, Hyrox autant de pratiques sportives connaissant ces dernières années un engouement fort auprès d'un vaste éventail d'amateurs et singulièrement d'amatrices.


Qu'est-ce que cela dit de nous, de notre époque, de notre rapport à notre corps, de nos manières d'être au monde ?


Probablement beaucoup plus que les regards condescendants d'une partie du monde du sport sur ces pratiques.


Probablement beaucoup plus également que cette crainte voire cette peur qu'inspirent ces jeunes ou moins jeunes gens de toutes origines qui viennent quotidiennement s'entraîner dans la rue en écoutant du Rap.


La fabrique du muscle est une pratique à part entière de la street culture post-moderne, c'est une pratique sportive mais également une pratique sociale bien sûr. C'est l'une des pratiques qui influence le plus actuellement la plupart des consommations y compris le secteur du luxe.


Alors pour s'en faire une idée on peut aller du côté de la gare de Bercy sur le spot de street workout (voir là et là) on peut aussi suivre l'un des plus singuliers et des plus sympathiques promoteurs de la musculation "poids de corps" qui partage non sans humour ses conseils en calisthénie à plus de 400K "followers" : Brieuc Le Dantec ou encore venir au Grand Palais en avril prochain pour l’Hyrox Paris.


On peut aussi, si cela intéresse et parce qu'on veut comprendre pourquoi cet engouement pour le muscle sculpte les corps mais également les comportements des consommateurs, venir aux Rencontres Sport / Équipement / Stratégie ® le 6 février prochain sur la Seine au Petit Bain pour écouter Nicolas Chemla, planner stratégique de talent, spécialiste du luxe mais aussi du muscle et qui, outre sa passion pour le bon cinéma (il a écrit un roman «Murnau des ténèbres» sur l'histoire du film "Tabou" , et ce n'est pas rien !!!) , est un romancier à l'écriture dense, documentée, inspirée même.


Parce que oui, si on veut parler de la pratique et de la consommation du sport un peu sérieusement, il faut décaler le regard et Nicolas Chemla est de ceux qui peuvent nous y aider.

Toutes les infos sur les Rencontres Sport / Équipement / Stratégie ® du 6 février sont là.

Et pour vous inscrire, il suffit d'envoyer un mail à francois.bellanger@gmail.com en disant "Je viens !".