lundi 3 mai 2021

ILS INTERVIENDRONT AUX RENCONTRES DE LA PROSPECTIVE SPORTIVE

Les premières Rencontres de la Prospective Sportive se rapprochent.

Nous pouvons aujourd'hui révéler les noms des intervenants qui viendront partager leurs visions sur l'évolution du sport.

Isabelle Queval, ancienne athlète de haut-niveau et philosophe, auteur de "Le sport le diable au corps"

André Comte-Sponville, philosophe et auteur, entre autre, de "Que le meilleur gagne !"


Philippe Blanchardancien directeur au CIO et fondateur de Futurous.

Charly Felgate, vision leader et responsable de la démarche Decathlon Perspective.

Jean-Marc Djian, ancien athlète olympique et aujourd'hui VP Footwear de North Face.

- Nicolas Besombes, professeur en sociologie du sport et vice président de France Esports.

Benjamin Pichery, auteur, réalisateur et directeur de la collection Homo Ludens à l'Insep

Ils témoigneront chacun de la façon dont ils réfléchissent à l'évolution du sport de demain et au possible rôle des J.O dans cette réflexion prospective.

Merci à eux d'avoir accepter de venir partager leurs visons, leurs convictions et leurs interrogations. 

On en reparle très vite.

mercredi 21 avril 2021

ET S'IL FALLAIT ARRÊTER DE PARLER DU SPORT AU SINGULIER ?

 - Dans le cadre de prochaines "Rencontres de la Prospective Sportive"

Nous faisons de la prospective sportive depuis plusieurs années.

Ce travail de prospective s'est notamment concrétisé par une analyse du sport autour de 7 Temps - voir, .

Ces 7 Temps n'ont pas été construits pour figer la réflexion et mettre les choses dans des cases.

Ces 7 Temps ne sont évidement pas hermétiques.

Ces 7 Temps sont, au contraire, à regarder comme des points de convergences entre des univers, des pratiques et des imaginaires.

Ces 7 Temps se veulent des outils, des concepts pour dessiner une autre carte des pensables.

Ces 7 Temps doivent se penser comme des rhizomes ayant des liens les uns avec les autres et sans qu'aucun d'eux ne soit au centre.

Il n'y a plus de centre pour penser le sport.

Il y a désormais des noeuds.

Aujourd'hui penser le sport, c'est penser en rhizome.

Aujourd'hui penser le sport, c'est d'une certaine façon relire "Mille Plateaux" de G. Deleuze et F. Guattary.


Aujourd'hui penser le sport, c'est redéfinir un nouveau "tout-mondesportif.

Aujourd'hui penser le sport, c'est "penser l'interpénétration des cultures et des imaginaires".

Aujourd'hui penser le sport , c'est donc d'une certaine façon relire "Traité du tout-monde" de E. Glissant. 

Le tout-monde n’est pas un nouveau concept ou un nouveau système de pensée, c'est une nouvelle manière de penser et de regarder le monde, de multiplier les regards, les points de vue.

Le tout-monde du sport, c'est faire l'hypothèse que que le sport s'archipélise et se créolise.

Aujourd'hui faire de la prospective sur le sport, c'est donc dessiner une nouvelle carte des pensables, une nouvelle carte des imaginaires.

Aujourd'hui, faire de la prospective sportive, c'est pour nous développer une pensée archipélique, "c’est à dire une pensée non systématique, intuitive, explorant l’imprévu de la totalité-monde." ()

mercredi 31 mars 2021

ET SI ON ARRÉTAIT D'ASSOCIER SYSTÉMATIQUEMENT SPORT ET SANTÉ ?

Pas une journée depuis longtemps sans que quelqu'un nous dise que le sport est un facteur indispensable de santé. 


Réduire le sport à son seul impact sur la  santé pose problème car le sport c'est infiniment plus que cela.


Pas une journée depuis longtemps sans que quelqu'un nous dise que pour se maintenir en bonne santé ou lutter contre la sédentarité, il faille faire du sport ! 


Mais il y a infiniment d'autres façons d'être actif et de se maintenir en bonne santé que de faire du sport.


Mais on nous enferme peu à peu dans cette vision "sport =  santé" et "santé = sport". 


Ce n'est évidemment pas faux, et même souvent très vrai, mais cela ne peut ni ne devrait être exclusif !


Ces "errements" qui ne sont pas que sémantiques, outre qu'ils trahissent une relative inculture et du sport et de la  santé, nous conduisent dans une impasse qui ne sert ni la cause du sport (et singulièrement des fédérations sportives) ni celle de la santé.


Ces visions étriquées, qui restreignent le champ des possibles pour le contraindre dans des limites factices, appauvrissent les politiques publiques du sport et de la  santé.


Oui on peut faire du sport pour tout un tas d'autres raisons que pour sa santé et oui on peut retrouver ou entretenir sa santé en faisant tout autre chose que du sport.

jeudi 25 mars 2021

ET SI C'ÉTAIT APPLE QUI DEVAIT TRANSFORMER LA VILLE EN STADE GLOBAL ?

Depuis 30 ans, les villes sont devenues des stades.

Cette mutation est associée une activité, le footing

Et cette cette mutation est associée à un produit, la basket.

Mais si demain, ...

Mais si demain, le moteur du sport en ville n'était plus le sport ?

Et si demain, le vrai moteur de l'activité physique en ville devenait la musique ?

Et si donc demain, l'équipement essentiel du sportif urbain n'était plus la basket, mais les écouteurs ?

Dit autrement : et si demain Apple devenait un acteur du sport urbain au même titre qu'Adidas ou Nike ?

Et si la musique avait la capacité à entrainer dans le sport des gens qui y sont totalement allergiques ?

Et si la musique avait le pouvoir de faire éclater les temps et les lieux du sport ?

Dit autrement : et si donc demain Apple avait encore plus d'influence que des marques comme Adidas ou Nike à transformer la ville en stade global ?

Ce sont quelques-unes des questions que l'on peut se poser en regardant le dernier spot d'Apple en faveur de ses AirPod Pro - voir, .

Ou quand à la fin, la danse et la musique font exploser les limites des terrains de sport.

Ce post prolonge la réflexion sur le rôle d'Apple dans le sport de demain -  et .

Ce post prolonge aussi la réflexion sur le rôle de la danse dans nos imaginaires sportifs actuels -  et .

Il vient aussi alimenter notre chantier engagé autour de la question "Qui va construire le sport du XXI° siècle ?"

On reviendra plus longuement sur ces question le 24 juin prochain

mardi 23 mars 2021

ET SI APPLE RINGARDISAIT NIKE ?

Aujourd'hui, c'est quoi être en forme et en bonne santé ?

Aujourd'hui être en forme et en bonne santé, c'est faire du sport.

Aujourd'hui être en forme et en bonne santé, c'est bien dormir.

Aujourd'hui être en forme et en bonne santé, c'est savoir se reposer, se détendre et profiter de la vie.

Question : Aujourd'hui, quelle est la marque de sport qui a un discours sur ces trois grands temps de la forme et de la santé ?

Réponse : Aucune !!

Aucune, car elles sont encore toutes très centrées sur le seul moment de l'effort physique, en occultant tout ce ce qui fait l'avant et l'après du sport.

Aujourd'hui, la seule marque qui porte un discours cohérent sur ces trois temps (sport, sommeil, repos), est ... Apple !!!

Preuve en est les trois spots publicitaires pour l'Apple Watch 6, visibles  et .

Pour Apple, l'objet central du sport et du bien être n'est désormais plus la paire de basket ou le maillot de bain, mais une montre "intelligente".

Dans les années 70, Nike avait ringardisé Adidas en montrant que le sport ne se résumait pas à la compétition - .

Aujourd'hui, Apple est en train de ringardiser Nike et les autres équipementiers en montrant que le sport ne se résume pas à la transpiration. 

Dans un récent post, nous nous demandions "si Apple allait devenir l'acteur du sport le plus puissant du monde ?"

Ces trois spots apportent une partie de la réponse.

C'est une nouvelle page de l'histoire du sport et de ses acteurs qui est en train de s'écrire.

Le numérique a mangé le monde.

Le sport a dévoré le monde - .

Aujourd'hui les choses sont claires, le numérique va tenter de dévorer le sport et la santé. Le patron d'Apple, Tim Cook, l'explique très bien, .

Pour ceux que cette évolution inquiète, rappelons qu'il n'existe jamais un seul futur !! 

Les avenirs du sport sont nombreux, dont certains portés sur la déconnexion !!! voir  et 

lundi 22 mars 2021

ET SI ON ARRÉTAIT DE DIRE QUE LA COVID ÉTAIT UNE CATASTROPHE POUR LE SPORT ?

Avec la Covid, partout ça chouine.

Partout, ça pleure.

Partout, ça se plaint.

Et partout où ça chouine, pleure et se plaint, on retrouve un petit monde de professionnels du sport qui chouine, qui pleure et qui se plaint.

A les écouter, le sport serait en grand danger.

A les écouter, le sport serait sur le point de mourrir.

Et bien, non !!!

Le sport n'est absolument pas en danger !!!

Ce qui est en danger, ce sont juste certains secteurs professionnels du sport.

Mais il est toujours possible de courir, de nager, de pédaler, de grimper, de skier, de faire de la voile, de jouer au ballon, de surfer, de marcher en forêt, de faire de la muscu, du yoga .... 

Il est toujours possible de se confronter aux autres - voir, .

Le sport ce n'est pas seulement ce que raconte un journal comme l'Equipe

Le sport ce sont des milliers de pratiques, d'univers, de références, d'imaginaires dont les grands médias ne parlent jamais, mais qui existent bel et bien.

La Covid n'a rien tué du tout. Elle a juste obligé certains secteurs et certaines pratiques sportives à s'adapter, à faire autrement.

Nos maisons sont définitivement devenus des gymnases - .

Les athlètes de très haut niveau ont, eux, appris à s'entraîner autrement - et à ce sujet il faut regarder la belle série de spots "La Meta Invisible".

Et plein d'autres sportifs beaucoup plus modestes, ont continué à vivre heureux en pratiquant leur sport quotidiennement, dans leur coin, juste pour eux, juste pour être bien et en ayant rien à foutre des compétitions et de la performance.

Sur ce cette approche hédoniste, il faut voir le très serein spot "The Plunge".

Et si donc, au lieu de se plaindre, le petit monde des professionnels du sport profitait de la Covid pour se poser de bonnes questions ?

Et si le monde du sport considérait plutôt la Covid comme une occasion exceptionnelle de s'interroger sur ses pratiques, ses valeurs, ses organisations, ses imaginaires ?

Et si au lieu de geindre, le petit monde des professionnels du sport se demandait ce que la Covid a changé, mais aussi - et surtout - ce qu'elle va changer dans les imaginaires et les pratiques ?

Et si ce petit monde cessait d'imaginer que la Covid était une crise passagère, mais qu'elle était au contraire une crise révélatrice de mutations qui étaient en germe depuis plusieurs années et qui se sont exprimées de façon encore de façon plus vive ces derniers mois ?

Et si ce petit monde acceptait de se poser enfin les bonnes questions ?

Et si ce petit monde acceptait de faire enfin une prospective qui ne les caresse pas dans le sens du poil, mais qui les fasse travailler aussi sur des scénarios noirs ? - .

Le sport n'est pas mort.

Le sport n'est même pas en danger.

Le sport est juste en pleine mutation, et certains refusent de le voir et d'essayer de comprendre pourquoi.

C'est notamment pour réfléchir à ces mutations, que nous avons monté les premières Rencontres de la Prospective Sportive, le jeudi 24 juin prochain à l'Insep.