mercredi 10 novembre 2021

ET SI JIM HARRISON NOUS AIDAIT À DÉFINIR UNE NOUVELLE PENSÉE SPORTIVE ?

 

Si l'on fait l'hypothèse que le sauvage devienne le futur grand horizon du sport - voir, là.

Alors va se poser la question de nos références pour penser cette mutation et construire de nouvelles références sportives.

Cela peut passer par des ouvrages naturalistes - voir "Et si c'était eux, les grands ouvrages sportifs de demain ?"

Cela peut passer par la philosophie - voir "Et si en fait, on ne connaissait rien du monde sauvage ?"

Mais cela pourrait évidement aussi passer par la fiction.

Et dans ce cas, pourquoi ne pas faire l'hypothèse qu'un romancier et poète comme Jim Harrison, grand apôtre du "practice of the wild", puisse nous aider à penser un peu différemment ?
“Naomi a dit qu'il n'y avait plus autant d'oiseaux chanteurs ni de faucons qu'autrefois, à cause d'une foule de raisons : les lignes à haute tension, les immenses relais de télé, la circulation automobile, les insecticides, la destruction des habitats migratoires en Louisiane et au Mexique, la destruction de toutes les haies par les pratiques agricoles modernes, ce qui réduisait d'autant les lieux de nidification. Tout en mangeant, je me suis avoué n'avoir jamais songé que les oiseaux aussi avaient des conditions de vie.” - "Dalva"
On comprend très vite rien qu'en regardant les titres et à travers certains passages de ses livres, que l'oeuvre de Jim Harrison ne peut que nous inciter à nous poser de nouvelles questions.

Sur la capacité de J. Harrison à nous inciter à penser différemment nos mobilités sportives et sauvages, voir : "Il faudra que j'y aille à la nage, j'ai pas de voiture."

Et pour mieux saisir la capacité de J. Harrison à nous inciter à penser le monde avec d'autres priorités que celles dominants le débat public actuel, il faut se jeter sur "La Recherche de l'authentique" qui vient juste de sortir en français.

C'est un pur bonheur.

On en reparle le 24 novembre, là.

samedi 6 novembre 2021

ET SI LE SPORT DEVAIT SE RÉINVENTER AUTOUR DU SAUVAGE ?

La grande aventure du progrès, c'est la sédentarisation de l'espèce humaine.


Depuis l'invention de l'agriculture, puis des villes, de l'industrie, du moteur et du combo canapé/télévision, tout concourt à nous sédentariser. 


Les divers metavers qu'on nous annonce ici ou là, seront peut-être notre aboutissement civilisationnel, l'immobilisme total comme destinée !


On me rétorque souvent qu'on n'a jamais autant voyagé, mais l'avion, le train, l'automobile ou l'escalator, ne sont jamais que de la sédentarité qui bouge...


Le corollaire de cette sédentarisation, c'est la consommation toujours croissante d'énergie accompagnée de ses aléas climatiques fâcheux.


Nous n'avons jamais autant produit de gaz à effet de serre que depuis que nous avons décidé d'en limiter la production, nous n'avons jamais autant produit de sédentarité que depuis que nous essayons de la combattre.


Les agitations bruyantes de nos COP récurrentes (déjà la 26e) n'y changeront probablement pas grand-chose. 


De même, les injonctions à faire du sport pour "lutter contre la sédentarité" paraissent a minima dérisoires, pour ne pas dire naïves. Le sport ou plutôt l'activité physique, au mieux, en corrigent les effets délétères.


Mais rien n'est jamais inéluctable.


Les grandes évolutions de nos comportements collectifs qui seuls pourront corriger notre trajectoire commune sont liées à nos imaginaires les plus universels.


Les imaginaires du sport le sont désormais, universels, et ce, depuis maintenant quelques dizaines années. 


C'est peut-être là que nous, monde du sport au sens large, avons une responsabilité dans notre devenir commun. 


Infléchir nos imaginaires pour retrouver un développement soutenable sur le long terme n'est peut-être pas une idée dérisoire. 


C'est ce à quoi nous vous invitons, le 24 Novembre prochain, au Musée de l'Homme - là.


Nous souhaitons avec celles ou ceux qui voudront bien venir et avec nos conférenciers invités, nous interroger sur le sauvage comme possible nouvel horizon du sport  et donc de ses imaginaires. 


Repenser notre rapport au sauvage c'est repenser notre place dans notre écosystème, nous interroger sur notre devenir commun. 


Les champions sont une sorte d'avant-garde de l'espèce humaine qui va tutoyer nos limites, et si le monde du sport, ses autorités, ses organisations, ses acteurs étaient aussi une avant-garde du progrès ? 


Une avant-garde consciente que contribuer à faire émerger des imaginaires sportifs c'est influer sur nos comportements collectifs qui seuls permettront d'avancer sereinement ensemble, tous ensemble, dans une communauté de destin à laquelle notre "vaisseau" unique et irremplaçable, la Terre, nous assigne.

vendredi 5 novembre 2021

mercredi 27 octobre 2021

ET SI LES FÉDÉRATIONS SE PENSAIENT COMME DES "OPERATING SYSTEM" ?

L'essor du sport en tant que "service" a fondamentalement modifié notre relation avec les pratiques sportives. 


Il s'agit d'un changement massif pour les personnes, les clubs, les entreprises mais surtout les fédérations, un changement qui élargit considérablement la façon dont nous pratiquons le sport. 


Aujourd'hui, la promesse du sport est plus grande : nous n'avons plus un seul mode de pratique qui nous lie annuellement à un club ou qui est conditionné par l'existence dans notre proximité, d'un lieu de pratique. 


Aujourd'hui, le sport est d'un accès plus large que jamais auparavant. 


Une variété d'options de pratiques sportives et des choix de qualité nettement plus nombreux existent pour répondre à nos besoins.


L’enjeu pour les fédérations sportives est de ne pas être banalisées ni réduites au rang d’acteur parmi d’autres de l’offre sportive générale, mais bien de rester un acteur central, pertinent et évident (incontournable ?).


Elles ont de nombreux atouts pour cela, encore faut-il qu’elles s’en saisissent et pour cela qu’elles les identifient…


La piste la plus sûre serait probablement qu’elles agissent comme une marque et engagent avec les pratiquants sportifs, qu’ils soient ou non licenciés ou adhérents, un dialogue comme savent le faire les marques.


À ceci près que dans «fédération française de basketball», par exemple, la marque c’est «basketball» c’est-à-dire un «bien commun» qui n’appartient pas à la fédération mais dont elle a un usage privilégié.


Quel serait donc le fonction de « fédération française » alors ?


On peut imaginer « fédération française » comme une manière d’OS : « operating system » dont la vocation serait d’offrir à tout un chacun une expérience de sa marque sans friction quels que soient les modes de pratiques souhaités.


De là quelques questions qu’il pourrait être intéressant de se poser dès maintenant :


- Quel rôle la fédération veut-elle/doit-elle jouer dans la vie des pratiquants ?


- La fédération est-elle en mesure de donner la priorité à des opportunités émergentes de grande valeur ajoutée autour des nouveaux besoins plutôt que de rechercher l'efficacité de son offre traditionnelle ?


- Comment sa marque et son objectif existants influeront-ils sur ses services sportifs ?


- Quelles occasions de pratiques sportives seront les plus pertinentes ?


Une stratégie de «marque» soutenue par un positionnement en «operating system» sont probablement les plus sûrs atouts des fédérations françaises pour rester à terme les acteurs les plus pertinents dans l’offre de pratique sportive.

jeudi 14 octobre 2021

LE PROGRAMME DES DEUXIÈMES RENCONTRES DE LA PROSPECTIVE SPORTIVE

Entre réensauvagement et catastrophes climatiques, c'est quoi penser le sauvage demain ?

- Joëlle ZASK, philosophe et auteure, notamment, de "Quand la forêt brûle" et "Zoocities".


Entre wild et savage, ce sont quoi nos imaginaires du sauvage ?

- Jean-Loup AMSELLE - éthnologue et anthropologue, auteur de nombreux ouvrages dont "Rétrovolutions : Essai sur les primitivisme contemporains."

- Jean-Daniel COLLOMB - historien spécialiste de la civilisation américaine, auteur de "Une Histoire de la radicalité environnementale aux Etats-Unis."

Entre peuples des mers et peuples disparus, c'est quoi la rencontre avec le sauvage ?

- Lauriane LEMASSON, éthnomusicologue qui parcourt la Patagonie sur les traces des populations natives - là.

- Marc THIERCELIN - navigateur, auteur de la série "À la rencontre des peuples des mers."

Entre trail et alpinisme, ça devient quoi le sauvage en montagne ?

- Ulysse LEFEVRE - montagnard, alpiniste et journaliste à "Alpine Mag".

- Mathilde PLARD, géographe et chercheuse au CNRS qui travaille sur les différentes pratiques de la course à pied et qui vient de lancer une étude sur l'UTMB - là.

Entre frugalité et ingéniosité technique, il nous apporte quoi le sauvage pour penser le sport demain ?


- Ali RAKIB - ethnologue spécialiste des patrimoines immatériels.


C'est gratuit et ouvert à tous.

Pour s'inscrire, il suffit d'envoyer un mail à  info@prospective.sport en donnant votre nom.

On vous attend nombreux.