vendredi 23 septembre 2022

ET SI ON ARRETAIT DE DIRE QUE LE SPORT EST UN MÉDICAMENT ?

Non le sport n'est pas un médicament et il ne le sera jamais quand bien même d'aucuns ou d'aucunes le prétendent - voir, .


Qui prend des médicaments par plaisir ?


Le sport ce devrait toujours être d'abord et avant tout du plaisir et ça l'est.


Il est inconséquent cet égarement collectif qui in fine laisse à penser qu'il suffit d'un médicament, i.e. le sport, pour régler un problème car à tout prendre est-ce qu'un petit cachet finalement ne serait pas encore plus simple ?


De même, on ne lutte pas contre la sédentarité en faisant du sport : en faisant du sport on lutte contre les effets délétères de la sédentarité et pas seulement en faisant du sport d'ailleurs n'importe quelle activité physique fait très bien l'affaire.


À titre d'exemple il faut regarder avec attention les propositions que Shusaku Arakawa et sa compagne Madeline Gins avaient faite il y a quelques années dans un projet qui avait pour titre "Architecture Against Death"


L'idée de départ est que si le logement sollicite physiquement les habitants ceux-ci vivront en meilleure santé donc de "lutteront contre la mort"...


Des sols bosselés, des espaces où tenir en équilibre demande un effort de contrôle physique, pour accéder aux vérandas, il faut s’abaisser ou ramper afin d’atteindre une petite porte, des passages intérieurs très étroits qui obligent les habitants à faire constamment des mouvements de flexion et d’extension., la chambre n'est accessible par une échelle de corde, bref une maison mettant en permanence ses habitants en situation d’activité physique.


Cela peut paraître excessif voire un peu coercitif, mais cela peut nous aider à réfléchir : comment lutter contre la sédentarité ? Contre l'inaction physique ? (qui sont deux choses différentes...) 


Il nous faudrait repenser la ville, l’entreprise, l’école, la maison  


Car si l'on se contente d'inciter vaguement à la pratique sportive en nous expliquant que le sport va nous "guérir" de leurs effets néfastes, cela revient à se focaliser sur les symptômes et donc à continuer d'ignorer le problème, ce qui n'est pas l'idée a priori !