Le Haut-Commissariat à la stratégie et au plan propose un nouveau «plan Freycinet» pour adapter les infrastructures françaises aux défis de 2050.
Mais dans cette réflexion consacrée aux usages, à la santé, à la qualité de vie et à la cohésion territoriale, le sport et le corps restent une nouvelle fois absents.
La mission présidée par Michel Lalande recommande de privilégier l’entretien, la régénération, la modernisation ou la reconversion des infrastructures existantes avant toute construction nouvelle.
Elle entend ainsi passer d’une logique de développement massif des équipements à une politique centrée sur leur valeur, leurs usages et les services rendus. Cette politique serait portée par une planification associant davantage l’État et les Régions.
Les quatre grandes priorité du Plan.
- 1 - Protéger la nature : mieux reconnaître et intégrer les « infrastructures naturelles » critiques pour la Nation dans la conception et les choix des infrastructures.
- 2 - Pérenniser les infrastructures existantes qui demeurent pertinentes : garantir une continuité de services de l’ensemble des infrastructures dans un monde à +4 °C.
- 3 - Mettre les infrastructures au service de nouveaux usages et services décarbonés.
- 4 - Des infrastructures créatrices de valeur : mieux capter la valeur des flux européens et internationaux croissants sur nos infrastructures nationales.
Le rapport ne consacre pourtant aucune place au sport ou aux activités physiques, tandis que le corps n’y apparaît pas comme un enjeu d’aménagement.
Les mobilités actives sont évoquées, mais sous le seul angle des transports.
Les équipements sportifs, les espaces publics favorables à l’activité physique et le rôle des clubs dans la cohésion et la résilience des territoires restent hors champ.
Cette omission prolonge celle déjà constatée dans les scénarios 2050 du Sénat (Juin. 13, 2026 Quelle place pour les activités physiques et sportives dans les scénarios 2050 du Sénat ?) : la prospective continue d’imaginer les territoires, leurs infrastructures et leurs usages sans véritablement penser les corps qui les habitent.
Voir : Comment peut-on prétendre penser le futur en oubliant le corps ?
